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Histoire

Histoire

Alors qu’il est fort probable qu’un camp romain ait été installé à Coin-sur-Seille, les premières références à notre village ne sont relevées qu’en 1404, puis en 1460 sous le nom de CON-SUR-SAILLE.

 On retrouve la commune en 1480 sous l’orthographe COING, du latin Cotoneum, coing, le nom du fruit dans le sens du terrain sur lequel poussent les cognassiers. Le nom évoluera encore de nombreuses fois, il devient ainsi COIEN en 1516, COINGS-SUR-SAILLE en 1599, COIN-SUR-SEILLE en 1793.

Au cours des deux annexions allemandes (1871-1918 et 1940-1944), la commune portait le nom de Selzeck. Une première fois de 1915, germanisation à outrance, à 1918, puis et une seconde fois de 1940 à 1944.

Au Moyen-Âge, la commune dépendait du Pays Messin en l’Isle.

Les armes de la commune, aigle d’or avec écusson fuselé noir et blanc, sur fond rouge, représente les armes de l’un des cinq premiers paraiges de Metz, celui de Surne ou Jurue. L’écusson au damier noir et blanc, les couleurs de la ville de Metz, peut correspondre à celui de la famille DROUIN (paraige de Jurue), qui possédait la seigneurie de Coin dès le XIIIème siècle.

La seigneurie passe ensuite aux HEU et aux RENGUILLON (ou Rouguillon), familles des paraiges de Metz.

L’une des familles les plus illustres de la région messine, les GOURNAY,  obtient des droits à Coin-sur-Seille dès le XVème siècle. Le château primitif de Coin-sur-Seille, aux origines indéterminées,  est finalement acquis en 1563 par Thierry De GOURNAY.

Le château passa ensuite aux mains du comte Duc, qui prit le nom de Gournay-Duc, puis au comte de Rosières, au début du XIXème, aux de Wendel et enfin, fin du XIXème, à la famille de Curel, l’actuel propriétaire.

Le château a été reconstruit et remanié au cours des siècles, XVIIème et XVIIIème, puis agrandi en 1861.

Le château a été partiellement endommagé en 1944, lors des combats de la libération.

Faute de moyens, son propriétaire décida de ne pas faire de réparations et même, malgré ou en raison des aides du MRU, de le détruire, si bien qu’il n’en reste aujourd’hui que le mur de clôture, deux tours, l’ancienne ferme, l’orangerie et la chapelle Saint-Laurent.

La chapelle avait accueilli son premier chapelain en 1689 suite à la demande du 16 septembre 1688 de «  Jean Christophe comte de Gournay Fontenoy, lieutenant général aux armés du Roi, gouverneur de Maubeuge, seigneur de Coin-sur-Seille et autres lieux, qui désire assurer le service divin en la chapelle du château de Coin-sur-Seille et veut qu’une messe y soit célébrée les dimanches et jours de fêtes … »

La chapelle, remaniée en 1872, est ouverte au public une fois par an, pour la messe en l’honneur de Saint Laurent, patron de la commune.

François de Curel, écrivain dramatique, né à Metz en 1854, élu à l’académie française en 1918, décédé à Paris en 1928, repose dans la crypte de la chapelle. Il a donné son nom à une rue du village, tout comme Jean-­Nicolas DESFORGES, le 1er maire de Coin-sur-Seille de 1792 à 1795.

La population, dont le nombre n’a que très peu évolué, 233 habitants en 1793 et 267 en 1836, a connu d’importantes pertes lors des évènements dramatiques qui ont marqué la fin du XIXème et la première moitié du XXème siècle. Suite à la 1ère annexion de 1871 la population est tombée à 177 en 1890 puis à 175 en 1900. La commune ne comptait plus que 130 habitants au lendemain du 1er conflit mondial (1921) , et tombait même à 102 après la seconde guerre mondiale (1946).

Après une très lente progression la commune compte 334 habitants, les Cydogniens, en 2017.

Dernière mise à jour le 27.06.2019

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